Vivons-nous vraiment plus longtemps ? Non, mais on le croit

Les médias martèlent que l’espérance de vie ne cesse de s’allonger. Et ce grâce aux progrès de la médecine. Or l’Etat français dépense actuellement près d’un milliard d’euros par jour pour assurer les soins de la population. Malgré l’énormité de cette somme, le nombre de malades augmente et la morbidité a plus que doublé depuis 1970. Auto-persuasion naïve ou manipulation du lobby pharmaceutique?

Dans un article paru dans le magazine Nexus n° 74 des mois de mai et juin, Sylvie Simon, journaliste entêtée qui fait son boulot (ce qu’on ne peut plus dire de la majorité des journalistes de la presse actuelle quand il s’agit de santé publique) compare les faits avec la propagande pharmaceutique et remet les pendules à l’heure.  Et les faits sont têtus.

(..) L’amélioration de notre espérance de vie par la médecine est l’une des plus grandes contrevérités de ce siècle qui relève d’une manipulation de chiffres. Il est exact que la mortalité infantile, en bas âge et en couche, a fortement diminué grâce à l’hygiène de vie, mias la mortalité prématurée, c’est à dire celle qui intervient avant l’âge de 65 ans, est à l’origine de 25% des décès annuels dans l’Hexagone.
(…) Le 14 février 2004, le professeur Dominique Belpomme, cancérologue à l’hôpital Georges-Pompidou, a confirmé sur France Inter que l’allongement de la durée de vie au-delà de soixante ans était quasiment nul et que les chiffres optimistes viennent surtout de la réduction de la mortalité néonatale et infantile, grâce aux antibiotiques et, encore une fois, à l’hygiène de vie.

Ce qui n’empêche pas certains (mal informés?) d’entonner encore et encore le même refrain avec le même enthousiasme:

(…) Le 29 septembre 2005, Thierry Breton, ministre de l’Economie, affirmait sur France Inter que “l’espérance de vie s’allonge de trois mois par an” grâce aux sommes dépensées par la Sécurité sociale. Et depuis, ces propos sont repris ad libitum par toutes nos autorités de santé, afin de convaincre de leur efficacité.
Ces affirmations sont d’autant plus ridicules que les nombreuses personnes âgées encore en vie ont eu très peu recours à la médecine chimique dans leur jeunesse, mangent sainement, et ont laissé les maladies infantiles forger leur système immunitaire sans vaccins.
(…) Non seulement, nous ne vivos  pas plus vieux qu’autrefois, mais nous sommes de plus en plus malades et de plus en plus dépendants de l’industrie médico-pharmaceutique.


http://essaipat.wordpress.com/2011/05/24/vivons-nous-vraiment-plus-longtemps-non-mais-on-le-croit/

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